Chapitre Présentation
Pas plus qu'il ne m'a semblé raisonnable d'avoir la prétention d'établir une bibliographie complète, il ne
me paraît possible d'écrire ici un glossaire exhaustif sur la tauromachie tant le vocabulaire si particulier
utilisé dans le mundillo, est vaste et varié. Il existe 46 mots pour décrire le pelage d'un taureau, à peu
près autant pour décrire la forme des cornes, et que dire des noms de passes de cape ou de muleta,
dont beaucoup portent le nom de leurs inventeurs ?
Les éditions "Espasa Calpe" ont publié en 1997 sous la plume de Luis Nieto Majon un "Dicionario
de términos taurinos"
qui ne compte pas moins de 467 pages !!!

Je me limiterai donc strictement aux mots que j'ai employés dans ce site, en les classant non pas par
ordre alphabétique, mais par ordre d'apparition dans les pages. Je donnerai aussi quelques explications
chaque fois qu'un mot ou une expression ne faisant pas vraiment partie du vocabulaire tauromachique
pourra poser problème à l'hispanisant hésitant.
Que les nouveaux aficionados ou les simples curieux se rassurent, 95% des espagnols eux-même, disons
los españolitos de a pié (les espagnols moyens), ne comprennent strictement rien au vocabulaire del
mundillo
, que seuls les aficionados acharnés maîtrisent, et encore, ce langage est-il bien souvent source
de polémiques entre spécialistes. A ceux qui voudront en savoir vraiment plus, je recommanderai l'achat
du « La Tauromachie » de Claude Popelin paru aux éditions du Seuil, ouvrage revu et mis à jour il y a
peine quelques années.



Chapitre : Présentation

¡Mecachis !: sapristi !

No andaré con rodeos : "je n'irai pas par quatre chemins"

Columpios : balançoires

¡ Que desastre de lidia! ¡ Ya no se puede venir a los toros!: Quel désastre de lidia! Il
n'est décidément plus possible d'aller à la corrida !

¿ Verdad que sí hijo?: pas vrai fils?

"Y de ese mundo que no fué lo que pudo haber sido": et de ce monde où tout a tourné
en eau de boudin

Salvador Sánchez « Frascuelo »: Né en 1842 dans un village de la province de
Grenade, ce fut un des quatre grands maîtres de la deuxième moitié du 19° siècle. Rival de
Lagartijo, c'était un lutteur plus qu'un torero très fin. Il s'engageait à fond et
systématiquement au moment de l'estocade, ce qui lui valut de graves blessures comme
celle de la corrida patriotique dite « 
del gran pensamiento » qui diminua ses facultés
physiques au point de l'éloigner très vite des arènes. Sa spécialité était l'estocade
a un
tiempo
(que nous définirons un peu plus en avant dans ce glossaire) qu'il portait toujours à
la perfection. Retiré définitivement à la fin de la saison 1889, une pneumonie mit fin à ses
jours en 1898.

Rafael Molina Sánchez " Lagartijo": Né en 1841 à Cordoue ( On l'appellera plus tard
« 
le Calife de Cordoue » ) héritier sur le plan artistique des Romero, Costillares, Pepe
Hillo, Cúchares
, il incarnait la perfection artistique même, au point que Guerrita aurait dit
un jour que rien que pour lui voir faire le
paseillo cela valait la peine de payer son billet
d'entrée ! S'engageant beaucoup moins que son grand rival
Frascuelo au moment de
l'estocade – la
media lagartijera recours de son invention à la fin de sa carrière, bien que
très efficace, était d'une orthodoxie douteuse – il le surclassait banderilles en mains au
point qu'on peut le considérer comme le plus grand
banderillero de tous les temps. D'une
rare finesse avec la cape ou la
muleta, il mit au goût du jour un quite magnifique : la larga
cordobesa
, terminé par un rappel de la cape sur l'épaule en s'éloignant du taureau. Il n'eut
pas la sagesse de s'effacer à temps devant le jeune « coq » qu'était
Guerrita, un temps
membre de sa
cuadrilla, et prétendit au contraire organiser en 1893 à l'âge très avancé
pour l'époque de 52 ans une série de corridas d'adieux dont l'apothéose serait Madrid. Si
le résultat économique fut excellent pour
Rafael le résultat artistique fut hélas pitoyable.
Retiré à Cordoue dans une ambiance de vénération, il s'y s'éteignit en 1900.


Don José de la Tixeira : Partisan et panégyriste de José Delgado, Pepe Hillo. Auteur de
la
Tauromaquia du matador du même nom, premier grand maître à mourir sous les cornes
d'un taureau (
Barbudo, animal appartenant à un élevage de Peñaranda de Bracamonte).
Ce traité de tauromachie, très célèbre est introuvable aujourd'hui, sauf sous sa forme
réimprimée en 1997 par la "
biblioteca nueva " ( voir le chapitre: bibliographie)

Don Santos López Pelegrín ( Aben Amar ): Partisan et panégyriste du premier grand
maître du 19° siècle
Francisco Montes « El Paquiro », qui lui inspira le célèbre traité de
tauromachie 
: «  El arte de torear », introuvable de nos jours.

Guerrita : Dernier grand maestro du19° siècle, il naquit à Cordoue en 1862. Quand la
famille qui détestait tout ce qui touchait à la corrida se rendit compte de la vocation
irrévocable du jeune
Rafael, il était trop tard depuis longtemps. Comme il était normal à
l'époque,
Rafael fit ses classes dans les cuadrillas de matadores confirmés, tels Fernando
el Gallo (père de Joselito)
qui n'hésitait pas à se prévaloir de lui et de ses extraordinaires
qualités de
banderillero pour défendre ses propres engagements. Torero largo, dominant
toutes les
suertes avec une extraordinaire aisance il régna en maître (après avoir poussé
Lagartijo à la retraite ) de 1889 à 1899. Ni Luis Mazantini, ni Antonio Fuentes, ni le
suicidaire Manuel García « El Espartero »
ne réussirent à contester sa suprématie. Ne
ménageant personne et surtout pas les journalistes, il s'attira ( l'injuste) hostilité d'une partie
du public, surtout madrilène et décida brusquement à trente six ans, mais fortune faite, de
se couper la
coleta, déclarant dans une de ses innombrables phrases célèbres : « Yo no
me voy de los
toros, los toros son los que me echan » : je ne me retire pas de la corrida,
c'est elle qui me chasse ! Le remous de sa retraite fut si énorme que les premières années
du 20° siècle furent des années de crise pour toute la tauromachie.

Gregorio Corrochano : Maître journaliste, fort d'exceptionnelles connaissances acquises
au contact et dans l'intimité de
Joselito d'abord puis de Ignacio Sánchez Mejías, il écrivit
de très nombreuses années dans
ABC. Excellent analyste sachant se mettre à la portée
des aficionados les moins avertis, son autorité était telle qu'il pouvait édifier des réputations
ou les réduire en cendres. «  
Se llama Cayetano y es de Ronda », par ces quelques mots,
il réussit, vers 1925, à faire momentanément une vedette du
Niño de la Palma père de
Antonio Ordóñez ( Il s'appelle Cayetano et est originaire de Ronda). Je suis
personnellement très étonné, pour ne pas dire plus, que bien des historiens de la
tauromachie, dont certains très célèbres, passent complètement sous silence dans leurs
bibliographies le nom de
Corrochano. ¿ Qué es torear ? malgré quelques imperfections de
style, restera la bible tauromachique du 20° siècle, que nombre de bavards, admirateurs
des pantins des années 2000 feraient bien de lire.

Novillada : Course au cours de laquelle sont combattus – en général par des « apprentis »
- de jeunes taureaux de trois ans.

Voltereta : (cabriole) le fait pour un torero, d'être expédié dans les airs sans pour autant
être blessé.

Novillero : « Apprenti » torero qui ne combat, avec ou sans picadores que des animaux
ayant trois maximum.

Peineta : peigne de mantille

Abanico : éventail

Redondel : synonyme de ruedo, piste.

Trapío : (prestance) Aucun rapport avec le poids, mais la morphologie, le développement
correct des cornes, la taille, la force des pattes ( dont les
toros d'aujourd'hui sont totalement
dépourvus) Le
trapío, pour l'aficionado averti, se juge au premier coup d'œil, dès la sortie
du toril.

Boina : Béret

Carabanchel : Quartier sud de Madrid où se trouve la plaza de Vista Alegre deuxième (en
importance) arène de la capitale. Pour la petite histoire, est considéreé comme "
la
tercera
", la troisième, la plaza de toros de San Sebastián de los Reyes

Franchute : Mot péjoratif, en parlant d'un français. (Rital , Ruskoff…)

Suerte : piques, passes de cape ou de muleta, banderilles, estocade ou toute autre figure
de la tauromachie constitue les
suertes. Une corrida se compose de trois suertes ou
tercios : piques, banderilles, mise à mort.

Lidia : (combat) Combat d'un taureau, déterminé par son comportement dès la sortie du
toril. Seule la lidia peut assurer la domination de l'homme sur la bête. Chaque taureau
(quand il s'agit d'un vrai
toro et non d'un novillo desmochado comme c'est les cas depuis
fort longtemps) a sa
lidia qu'il faut appliquer avec courage avant de pouvoir songer à briller
dans des passes de cape ou de
muleta. La lidia doit permettre de mettre en valeur les
qualités de chaque animal à chaque
tercio, pour en tirer ensuite le meilleur parti. Avec des
taureaux intègres, il faut faire preuve de beaucoup de vaillance, d'intelligence et de
connaissance des animaux, pour affronter les risques nombreux et quelques fois
imprévisibles.( extraños)

San Isidro : Saint patron de Madrid. La feria de San Isidro de création relativement
récente (après la seconde guerre mondiale) s'étire de nos jours de façon totalement
exagérée de mai à début juin.

Miguelín : Torero né à Murcie en 1930, connut une certaine célébrité dans les années
1960. Très bon banderillero, se montra bon comédien dans le film de
Francesco Rosssi  
"Le moment de la vérité ".

Ruedo : Synonyme redondel, piste ronde où se déroule le combat.

Espontáneo : Garçon qui se jette spontanément dans le ruedo pour y effectuer avec une
muleta dissimulée sous ses vêtements quelques passes courageuses, mais souvent
maladroites. Remis à la police il est généralement conduit en prison pour quelques jours.

Pelele : pantin, fantoche

Arboladura : (de árbol, l'arbre ) désigne des cornes particulièrement longues et fines à
leur extrémité.

Chiva : Petite ville de sept mille habitants située à 30 km à l'est de Valencia dont est
originaire
Enrique Ponce et où vit encore une partie de ma famille.

Encastado : animal faisant preuve de caste et donc très difficile à "lidier", à dominer.

Figuritas ou figurines : la figura est une vedette voire un maestro. Las figuritas ou
figurines ne sont que de petits prétentieux sans réelle envergure qu'un public ignare porte
aux nues.

Jilitonto : un des mots préférés du vocabulaire de Joaquín Vidal pour désigner un taureau
stupide (couillon ?)

Ovejuno : taureau dont on pourrait croire, par son comportement débile qu'il appartient
plus à la famille des ovins que des bovins.

Papanatas : animal nigaud, à qui on fait faire n'importe quoi, tout le contraire d'un toro
encastado
.

Suerte suprema : moment où le matador s'apprête à porter l'estocade.

Puñalada : en langage tauromachique, coup d'épée.

Palcos : loges situées dans la partie haute de l'arène.

Brindis : fait de dédier la mort du taureau à un ami, un proche, une célébrité connue, ou
tout simplement au public tout entier.

Mocho : animal aux cornes élimées ( afeitado)

Ganadero : éleveur de taureaux de combat.

Desolladero : bâtiment d'équarrissage.

Antaño : autrefois

Morucho : animal de demi-caste, impropre au combat dans les corridas formelles.

Maestro : On a trop souvent donné le titre de maestro à des gens qui ne le méritait en
aucune façon, même s'ils furent de bons
toreros. Les maestros, les vrais se comptent sur
les doigts des deux mains. Au 18° siècle :
Pedro Romero, Joaquín Rodríguez
« Costillares », José Delgado « Pepe Hillo »
. Au 19°: Francisco Montes "El Paquiro",
Rafael Molina Sánchez "Lagartijo", Salvador Sánchez "Frascuelo"
et Rafael Guerra
"Guerrita"
. Au 20°: Joselito, Juan Belmonte et Domingo Ortega. Des toreros de grande
valeur comme
Bombita, Machaquito, Rafael el Gallo, Sánchez Mejías, Marcial Lalanda,
Manolo Bienvenida
et Manolete même, ne peuvent en aucun cas être considérés comme
des
maestros.

Tarde : « après midi » una buena tarde, un après midi de succès.

Bronca: Enorme vocifération de colère du public à l'encontre d'un taureau inapte au
combat, d'un
torero particulièrement mauvais ou d'un président sourd à ses demandes
(oreille, retrait de la piste d'un taureau sans
trapío…)

Andanada : textuellement promenoir. En réalité, ce sont les places les moins chères
puisque situées dans la partie la plus haute de l'arène. Au théâtre on dirait le « poulailler ».
Curiosité : dans les arènes de
Valencia on appelle las andanadas : las nayas.

Cuadrilla : Equipe de subalterne qui aide le matador dans son combat contre le taureau.
On distingue les
peones, les banderilleros et les picadores. Chaque matador a son peón
de confianza
dont certains furent presque aussi célèbre que leurs maîtres , ainsi Calderón,
"peón de confianza
de l'infortuné Antonio Montes", qui découvrit et guida les premiers pas
de
Juan Belmonte et surtout l'inoubliable Enrique Belenguer Soler dit Blanquet qui fut
celui du maestro
Joselito.

Paseillo : Présentation et défilé des cuadrillas qui marque le début de toute corrida.

Taquillas : guichets

A un tiempo : manière de porter l'estocade, dont le grand spécialiste fut Frascuelo au 19°
siècle. Dans l'estocade
a un tiempo matador et animal vont à l'encontre l'un de l'autre, donc
les deux sont en mouvement, contrairement au
volapié ou al recibir.

Años mozos : jeunes années

Chaquetilla : Veste du torero brodée d'or .

Faena : ensemble des passes de muleta qui précèdent l'estocade.

Mandar, templar, cargar la suerte : longue expression presque impossible à traduire : si
mandar signifie à peu près conduire la charge du taureau, templar faire en sorte que le
déplacement de la
muleta se fasse au même rythme que la charge du taureau de façon à
ce que ce dernier ne la touche jamais de ses cornes,
cargar la suerte pose un énorme
problème que les
aficionados espagnols les plus avertis, ont eux- même du mal à expliquer.
A mon humble avis
cargar la suerte qu'il faut à tout prix éviter de traduire par « charger la
suerte », ce qui en français n'a aucun sens, signifie, faire en sorte qu'en parachevant une
passe, le taureau se trouve dans la position exacte qui permettra de donner une autre
passe bien liée à la précédente, obligeant ainsi l'animal à aller, là où il ne veut pas aller. Il
faudrait intégrer dans cette tentative de définition, la notion de
pierna contraria...

Pegapases : sont ainsi appelés de nos jours les mauvais toreros qui administrent des
passes l'une après l'autre, sans rime ni raison, et surtout sans
cargar la suerte, chose dont
ils sont incapables.

Salto de la rana : "saut de la grenouille", pitrerie inventée par El Cordobés dans les
années 1960 et qui impressionna un temps la partie la plus inculte des spectateurs.

Trasero : « arrière train »

Hoyo de las agujas : "trou des aiguilles", en fait l'emplacement exact de l'épée lorsqu'une
estocade est bien portée. Son effet est alors fulgurant, mais les risques pris pour la porter
énormes si la main gauche, celle qui tient la
muleta n'est pas « d'acier ».

Afeitado : pratique frauduleuse et scandaleuse qui consiste après avoir immobilisé le
taureau ( au sein de l'élevage ) à épointer les cornes de l'animal. Outre la tricherie honteuse,
il présente le grave inconvénient d'enlever le « diamant », terminaison dure des cornes et
de les exposer ainsi à éclater en «  balai ». C'est aussi pour la bête un choc traumatique
dont elle ne se remet quelques fois pas. Je propose qu'avant chaque corrida on élime à la
lime à fer les dents des
toreritos indélicats…
L'afeitado a sévi comme une maladie juste après la guerre civile, d'aucuns affirment mais
sans en apporter la moindre preuve que Domingo Ortega dernier grand maestro du 20°
siècle aurait lui- même toréé des animaux « afeités » vers 1935. Personnellement j'en doute
fort, le public de cette époque là ne se laissait pas berner aussi facilement et Domingo a
toujours été un homme d'honneur, pas comme les figuritas des années 2002 qui recourent à
l'afeitado systématiquement et sans le moindre vergogne.

Apoderado : représentant des matadors qui se chargent d'administrer leur carrière,
moyennant un prélèvement sur chacun de leur contrat. Certains
apoderados furent en leur
temps très célèbres :
Domingo González Dominguín qui découvrit Domingo Ortega,
Eduardo Pagés qu'indépendamment des remarquables qualités professionnelles dont il fit
preuve je tiens personnellement pour un sinistre
imbécile en raison de ses déclarations
tapageuses sur
Joselito. Plus près de nous Camara qui administra habilement la carrière
de
Manolete.

Cambio : passe favorite d'Antonio Bienvenida qui consistait à provoquer de loin la charge
du taureau
muleta repliée, puis après l'avoir ouverte, d'indiquer à l'animal un changement
de direction particulièrement risqué.

Tienta : test de bravoure pratiquée sur les femelles, en général au début de l'hiver. Après
avoir testé la « férocité » de l'animal à la pique ( moins épaisse et moins longue que celles
utilisés dans les corridas) on teste également sa façon de charger la cape ou la
muleta.
Celles qui sont « recalées » à l'examen vont inexorablement à l'abattoir, les autres serviront
de génitrices, car il est pour des raisons faciles à comprendre, impossible de tester de la
sorte les mâles( qui ont de la mémoire !). Les mâles sont testés en bas âge grâce
al acoso
qui consiste à poursuivre le jeune animal, juché sur un cheval et armé d'une longue hampe
avec laquelle on le renverse dans le but de voir s'il se sauve ou revient à la charge.

Pesetero : mot très péjoratif pour désigner une personne très avide d'argent.

Festejo : peut désigner tout simplement une corrida ou encore être synonyme de Festival,
fête donnée dans une
ganadería et au cours de laquelle on « court » des vachettes ou des
becerros tout en consommant les mets les plus raffinés.

Genio : trait de caractère de certains animaux qui ont un sens inné de la défense comme
d'autres l'ont de l'attaque, ce qui les rend particulièrement difficiles à dominer et surtout très
dangereux. Autrefois lors des
tientas, les vachettes faisant preuve de genio était très
recherchées. Aujourd'hui – quand on en trouve ! – elles sont systématiquement éliminées.

Tremendismo : mot relativement récent d'emploi qui désigne la recherche systématique
de sensations fortes. Né après guerre, le
tremendismo a eu son heure de gloire avec
Manolete, Litri et Chamaco.

Dominio : Désigne la domination de l'homme sur la bête. Lorsque l'animal fait preuve de
genio ou se montre violent dans ses attaques, il faut à tout prix le rechercher, si on en est
capable et surtout si on en a le courage.

De medio pecho : position intermédiaire lors du cite, entre le toreo de profil et celui
totalement de face.

Curro Romero : torero sévillan capable du meilleur comme du pire. Ainsi furent dans le
passé :
Rafael el Gallo, Cagancho ( dont Bartolomé Bennassar affirme non sens humour
que la décence interdit de traduire le nom –d'artiste- ) et plus près de nous
Rafael de
Paula
.

La décence m'interdit aussi de traduire quelques remarques « fleuries » de mon ami Don
Eloy.

¡Que descanses en paz y en la gloria ! : Puisses-tu reposer en paix et au paradis!

¡ Volvamos a lo que íbamos! : revenons à nos moutons ¡

Becerro: animal de dépassant pas deux ans.