|
|
En 1969, il y a 32 ans, Antonio Díaz Cañabate écrivait déjà dans son: El Mundo de los Toros, à
propos de l'avenir de la corrida:
|
|
"La fiesta pourra-t-elle survivre un peu plus de deux autres siècles comme ceux qu'elle a derrière
elle? Je suis pessimiste à ce sujet. Je le crois improbable. Qu'on le veuille ou non, quels que puissent
être les goûts passagers des foules qui se rendent aujourd'hui aux arènes, la fiesta est basée sur le
caractère dangereux du taureau, vaincu par le courage et l'art de l'homme, et de cette lutte naît une
sensation originale, mélange d'étonnement ému et de plaisir plastique. Cette lutte disparue, la fiesta
se réduit à un squelette, à une parodie. Si on la dépouille de son caractère émotionnel, on la
prive de sa raison d'être, celle qui depuis des siècles est enracinée dans le peuple espagnol…"
|
|
|
Y a-t-il toujours des corridas en 2001 ? La réponse est évidemment oui. Mais que reste-t-il de la vrai
fiesta brava: strictement rien !! Le taureau autrefois objet de toutes les attentions est tout sauf un
taureau de combat. Celui que connurent les vieux aficionados, de la grande époque (1850 - 1936 )
est mort depuis longtemps. De nos jours, on voit des corridas réservées aux femmes( !! ) qui, aux
balcons des loges étendent leurs petites culottes devant un gredin (Jesulín de Ubrique) qu'elles
qualifient de cojonudo!! On voit des corridas organisées gratuitement par l'Ayuntamiento de
Córdoba par exemple, comme ce fut le cas en septembre 2000 et où le "public" no fue ni de
balde…Allons! assez de "couillonnades" aurait dit le César de Marcel Pagnol...
|
|
Amen!
|
|
|
|