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Portrait du Maestro vers 1915

Photo extraite de ¿Qué es torear? G.Corrochano
Editions: Revista de Occidente.Madrid 1966



Un pase por alto de Joselito à Saragosse, année 1915
Photo extraite de: "El mundo de los toros". A. Díaz Cañabate
Editions Everest. Leon.España.1969

Voir tombeau de Joselito annexe
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Voir tombeau de Juan Belmonte en annexe
Photo du Maestro extraite de "L'heure de la corrida"
Claude Pelletier
Editions Gallimard

Vers glossaire
Pour les hispanisants confirmés voici a continuación quelques lignes du très caustique
Joaquín Vidal qui tient depuis de très nombreuses années la rubrique critique
tauromachique dans le quotidien national espagnol « El pais ».

Juan Belmonte ( Sevilla, 14 abril 1892)

« Juan Belmonte, nació en Sevilla calle Feria e inventó el temple ». Son los datos que los modernos
aficionados consideran esenciales para proclamarse eruditos en belmontismo. La verdad es, no obstante,
que entender y definir la personalidad y la naturaleza torera de Juan Belmonte acaso sea impossible. La
mayoría de los testimonios que de él nos llegan son panegíricos. Los intelectuales-acaso poco versados en
tauromaquia- se interesaron por este diestro peculiar, buscaron su amistad, interpretaron su arte y
consolidaron el mito.
La Edad de oro del toreo fue la de Joselito y de Belmonte, competidores y complementarios. Mientras el
valor, la afición y la sabiduría de Joselito arrasaban, Belmonte fracasaba estrepitosamente en la Maestranza,
donde en 1911 le echaron dos novillos al corral. Tiempo después consiguió éxitos clamorosos,
principalmente en Valencia y Sevilla, y se erigió en figura.
El 16 de octubre de 1913 le dió la alternativa Machaquito en Madrid y la corrida connstituyó un escándalo
por la menguada presencia de los toros. La reconciliación con los aficionados madrileños llegaría al año
siguiente, en un mano a mano con Joselito, pues ambos diestros estuvieron espléndidos. En la Maestranza
lidió Belmonte Miuras y entusiamó a los sevillanos . Tres faenas en Madrid, paradigmáticas del arte, entraron
en la historia. Muerto Joselito, quedó Belmonte de amo absoluto en la fiesta, y hasta su retirada toreó con
mucha irregularidad. El año 1924 sólo actuó de rejoneador, pasó largas temporadas en América,
permaneció inactivo por espacio de seis años. El 22 de septiembre de 1934 toreó en Madrid su última
corrida.

Famoso y acaudalado, ganadero de reses bravas, Belmonte gustaba tentar y torear en su legendario cortijo
Gómez Cardeña, en el término de Utrera.
Parecía feliz. Sin embargo el 8 de abril de 1962, después de dormir la siesta, se pegó un tiro.
Joaquín Vidal, EL PAIS S.A 1995


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Domingo Ortega :
Domingo Ortega, né à Borox province de Toledo en 1906 et qui sera plus tard surnommé « le diamant de
Borox
 », est à mon avis le dernier grand Maestro du 20° siècle a avoir foulé les ruedos, avant la radicale
transformation du toreo après la guerre civile espagnole. Transformation qui comme je l'ai écrit dans la présentation du
site amènera en trois décennies à peine le toreo dans l'état pitoyable où il se trouve aujourd'hui.
Maestro c'est le qualificatif que lui attribua la afición durant toute son activité de torero et c'est le souvenir que l'on
garde de lui. Maestro dans l'interprétation des règles de l'art ; Maestro dans la connaissance des toros et dans la
tauromachie que chaque animal requiert. L'ayudado por bajo
templadísimo, gagner du terrain sur la bête à chaque
passe qu'il liait à la suivante : telle était sa technique.
Les qualités toreras même de Domingo Ortega constituaient le fondement de sa critique, puisqu'on lui reprocha de
ne pas fixer l'exécution des suertes à un seul terrain et de ne pas l'embellir de fioritures. Une argumentation erronée de
toute évidence car la beauté du toreo de Ortega est d'origine champêtre et son concept de l'art de toréer avait
comme objectif la domination de l'animal.
Ses débuts à Barcelone le 28 octobre 1929 ont provoqué une telle sensation qu'il y « retoréa » très souvent et avec
succès. Le 8 mars 1931 Gitanillo de Triana
lui donna l'alternative, lui cédant un taureau de Juliana Calvo, et
Nicanor Villalta la lui confirma à Madrid le 16 juin avec du bétail de Julián Fernández.
La carrière du Maestro de Borox suivit une pente ascendante même s'il ne toréa pas beaucoup à Madrid -peut-être à
cause du célèbre taureau Tapabocas – , il obtint de grands triomphes dans d'autres arènes, surtout à Barcelone. Le
taureau Tapabocas il ne put jamais l'oublier. L'animal qui appartenait à un lot de Doña Carmen de Federico, était
d'une caste exceptionnelle, il fut combattu à Madrid le 30 avril 1934 et le Maestro ne put dompter sa bravoure.
Pendant que Ortega supportait le plus gros échec de sa carrière, on fit faire trois tours de piste au cadavre de l'animal
en poussant la grossièreté jusqu'à arrêter les mulillas devant le Maestro l'espace d'un instant. Marcial Lalanda
compréhensif vis à vis de son compagnon de « travail » affirma que ce taureau avait tout pour « clouer le bec à
quiconque  » y compris le nom
Le taureau de belle allure, de caste et si dur des années trente, qu'il avait su dominer par son intelligence et en prenant
des risques, n'avait plus rien à voir avec celui de l'après guerre civile, maigre et souvent plus novillo que toro . Ce qui
explique que dans les années quarante sa maîtrise était telle qu'il ne connut aucun rival. Il fit ses adieux à Saragosse le
14 octobre 1954 et à partir de cette date se consacra à l'élevage de toros de combat. Domingo Ortega est décédé à
Madrid le 8 mai 1988.
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